Le gouvernement Bilolo n’accorde-t-il aucune importance à l’éducation ?Initiée par le gouverneur honoraire Guy Bandu Ndungidi pour accompagner la gratuité de l’enseignement cheval de bataille du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la prime provinciale de la gratuité accordée à 23 141 enseignants debout et assis de l’école primaire, a été brutalement interrompue sans aucune justification depuis 17 mois, soit en avril 2025. Le paiement de 30 000 FC par mois à ces 23 141 enseignants représente un total de 11 762 570 300 CDF, soit environ 5 114 161 dollars américains. Où est passé cet argent ? Une question difficile, voire impossible à répondre.
Outre la suppression de cette prime, le gouverneur Grâce Bilolo a également abandonné la bourse provinciale de l’éducation. Initiée par son prédécesseur, elle visait à récompenser les meilleurs lauréats de la province en prenant totalement en charge leurs études universitaires. Cette bourse avait pour vocation d’orienter au moins 20 lauréats bénéficiaires de la bourse, vers des filières porteuses de développement suivant les potentialités de la province de Simon Kimbangu : la géologie, le pétrole et le gaz, l’agronomie, la navigation et la pêche, les techniques industrielles, l’électricité, la gestion des entreprises, le développement communautaire, l’architecture, la décoration intérieure et l’entrepreneuriat. Des enseignants s’inquiètent :
‹‹ j’ai comme l’impression que le Gouverneur Grâce Bilolo et son gouvernement n’accordent aucune importance à l’éducation, comment peut-il supprimer la prime provinciale des enseignants et abandonner la bourse universitaire provinciale sans adressé la moindre correspondance aux chefs d’établissements et responsables du secteur ? ››
s’interrogent un enseignant qui a requis l’anonymat.

Dans son budget 2025, le gouvernement Bilolo avait pourtant prévu l’acquisition de 50 000 bancs pour 1 880 salles de classe, ainsi que la construction de plusieurs infrastructures : une école primaire dans la réserve de Luki (Lukula), l’École catholique à Songololo, l’EP 2 Sanga/NC à Kinkosi Luidi, l’EP Tampa et l’EP Kansi à Kasangulu, l’EP de la Gare/Nseki Mbisi à Kibambi, l’EP Banana à Moanda, l’EP Nzau/Ngeba, l’EP Kimvidi, l’EP Kai Kole, l’EP Nguela à Lukula, l’EP 4 à Moanda, le Complexe scolaire Kibota à Moanda, le bâtiment du complexe scolaire Mayuku à Matadi, une école publique pilote dans l’enceinte de l’Institut Boboto à Matadi, ainsi que les bâtiments administratifs de plusieurs sous-divisions de l’EPST (Kimpemba, Kimvula, Lukula 2, Seke-Banza 1, Tshela 2, Moanda 2 et Luozi). Malheureusement, aucun banc n’a été acquis et aucune école n’a été construite. Le secteur de l’éducation a-t-il perdu toute sa valeur aux yeux des autorités provinciales du Kongo Central ?
